Sigmund se rendit très vite compte que suivant l'endroit où l'on tapait sur le collègue, et suivant l'objet utilisé (main, pied, bouteille, autre gamin, ...), le bruit obtenu différait. Il y prit goût. Une vocation était née. Il aurait pu être CRS ; il sera batteur.
À la fin de sa troisième classe de CE2, -Sloosh- comprit qu'il n'était pas fait pour évoluer. Tournant pleinement le dos à l'avenir, il en vint à porter des jupes écossaises, refusant d'utiliser une sixième corde, se contentant de jouer de la basse. Certains prétendent qu'il s'adonne à des rites douteux, tel le végétarisme ...
Suite à de laborieuses études afin d'obtenir un CAP de Sociologie et autre BEP de profs pour chevelus, Sarkocesku a eu tout son temps pour apprendre à tenir correctement un stylo. Se prenant pour l'intellectuel de la bande, il va même jusqu'à porter des lunettes. Capitaliste dans l'âme, il a toujours refusé de recourir à un cinquième actionnaire au sein du groupe, portant à la fois les casquettes (mao) de guitariste et de chanteur.
Bronum, frère du précédent fut la deuxième tentative de la famille pour avoir enfin un fils viable. Au vu du résultat, les parents se promirent de ne plus jamais essayer, mangeant le placyntha(©) encore fumant, au fond de leur jardin, par une nuit sans lune. Pris au départ comme une mascotte, il est persuadé de jouer du métal - il croit aussi qu'il y a une équipe de foot à Paris.
Un soir de répet', Pierrig -le premier batteur du groupe- sortit du studio pour aller voir s'il y avait pas des bières plus fraîches un peu plus loin ... Mal lui en prit. Aussitôt Sigmund prit sa place dans le local encore chaud, prenant en otage le reste du groupe.
Frappés du syndrome de Stockholm, ils arpentent désormais les routes départementales, s'expatriant même dans des pays lointains où l'on mange des plats tribaux tels le cassoulet, la choucroute, ou bien encore le kougn-amann.